C’est pas parce que c’est vintage que c’est beau.
novembre 11th, 2010 § Laisser un commentaire
J’avais vraiment hâte de voir Les Amours Imaginaires, parce que mes amis ne tarissaient pas d’éloges sur le sujet et que je me sentais exclue de leurs discussions animées sur la coiffure de Niels Schneider et de la perfection absolue avec laquelle Xavier Dolan maîtrise ses slow mo. Forcément, la déception m’a envahie après qu’on m’ait loué la délicatesse infinie de ce film et la beauté éphébique de l’acteur principal, et en plus je ne comprends rien au québécois sans sous-titres. Ça fait vraiment longtemps (depuis le 25 avril 2001, sortie d’Amélie Poulain, me souffle Allociné) que les gens – moi incluse – auraient dû apprendre à se la fermer quand ils adorent un film pour ne pas gâcher le plaisir des autres. Sur cette phrase fasciste, je me dois de me rappeler que je ne suis pas là pour parler de cinéma. Tant mieux, puisque je suis là pour vous parler de la musique de la meilleure scène du film, qui elle, est infiniment délicate.
Portée par la magnifique chanson Pass this on du groupe The Knife, la mélodie caribéenne et la voix hypnotique de Karin Dreijer Andersson me hantent depuis que j’ai vu cette scène, alors que le mp3 traîne sur mon ordi depuis sa sortie. Il faut un film un brin décevant pour apprécier la beauté, faut croire.
Vu que je suis pas là pour commenter le film, j’éviterais de dire que la proximité du blond et de sa mère est particulièrement glauque, mais c’est probablement un moyen subtil d’évoquer l’époque joyeuse des orgies grecques où baiser son papa était un acte normal.
